“Tous les crews qui se montent actuellement autour de moi sont le fait de hipsters prostrés le cul entre deux chaises, avec relents nerds et une culture hip-hop hyper sommaire. Idem pour ce qui est de la connaissance des autres genres”
unknown quote
“Tous les crews qui se montent actuellement autour de moi sont le fait de hipsters prostrés le cul entre deux chaises, avec relents nerds et une culture hip-hop hyper sommaire. Idem pour ce qui est de la connaissance des autres genres”
unknown quote
Au milieu de rien, loin de tout. Les chiffres qui défilent et sous mes pieds l’avancée petit à petit sans majuscules ni point final. La rosée défigure toits et trottoirs, son visage dans le miroir et puis des gouttes abîment le décor encor et encor.
Sur la ligne vit la vie à bout de nez le bien né jusqu’à l’année qui vint au bout du fil. Venaient danser mirages et raisonnables folies en concert sur la neige innocente souillée.
César désarçonné sonne la fin des hostilités.
Ciel rosé, traquenard, haine sous couverture, rap par cœur, bouffe rancœur, casque au sol, cassette qui vole, bouches fermées, chaleur écharpe, faut t’avouer, moitié Chardonnay, copie blanche, encre a coulé sous les ponts, Erykah.
Encore never, Paris-Lyon, iode à foison, à cheval chipie, 9 arrêts, trop de lignes, ouf le café, bic vide, pointe à pitres, nez à nez à nez, dimanche, stores fermés, feuilles jaunies, c’était l’été, à jeter.
I’m a lil’ bit late but
it’s okay

Je me trouve bien, tout seul là, entre l’instant et l’action, à ne pas savoir quel sera le dernier mot de cette lettre.
Mais c’est ce dernier mot dont tu te souviendras le plus, très certainement. C’est con parce que les mots sont tous aussi importants, mais on est toujours tentés d’aller voir la dernière page et le dernier mot. Pour mieux appréhender, ou pour évaluer le chemin parcouru. Je ne comprends pas le dernier mot mais je l’aime, alors je m’efforce d’y penser le moins possible.
T. m’a tout raconté. Les autres rwandais nous ont montré, j’ai gardé la pellicule en format mp4. Un film sur mon ordinateur, placé à côté d’OSS et de vidéos prises à l’arrache avec ma caméra. 17 ans maintenant et certains trouvent une voie, avancent. D’autres explosent, d’autres implosent. Personne n’oublie. Leur force, c’est une fraternité si puissante qu’elle les pousse vers l’avenir avec espoir.
Ils sont au milieu d’un maelström de destins et d’histoires opposées qui se côtoient, s’affrontent, s’ignorent, la plupart du temps se rient au nez. Ils sont là, et espèrent un retour à un temps qu’ils n’ont pas connu, essaient de dessiner un futur où tout est à faire, ensemble.
La plupart du temps, les gens se rient au nez. Rentrés chez soi, se disent “de toute façon moi, bla bla” à leur mère ou à leur bière. Campent sur leurs positions, feintent de s’intéresser au fond des gens, laissent leurs intestins de côté quand ils parlent et détruisent leur foie et leurs poumons petit à petit.
Il faudrait alors, un jour, choisir son camp. Quand vient ce jour ? Quels sont les camps ? Veulent-ils se battre, quand dans tes mains je sens le monde apaisé ?
Croire à nos proches nous renforce, les délaisser fait parfois pousser des ailes, des ailes où sont gravés leurs noms.
Lunday: Rainbows.
Marday: She’s lost control again.
Mercreday: Fondamental Law of how to know which celebrity you have on the forehead.
Jeuday: Automatic washing machine with Daniel Craig drinking Perrier.
Vendreday: How to be a Human being.
Sameday: Have a good day, I’ll be swimming in pages.
Je ne veux plus grandir,
Et le temps passe trop vite
Il faut chercher l’horloge dans le ventre du Crocodile
Je ne veux plus grandir,
J’ai envie de partir
Calme-toi petit bonhomme, il ne faut pas faire de bêtise
La solitude te perce les tympans, tu ne t’y résous pas et pourtant, les compagnons de route se font parfois exaspérants.
Et dès lors que la chambre est vide, tu te retrouves toi-même à te redemander qui tu es, et tu ne comprends pas pourquoi les autres se sont en allés et pourquoi tu le voulais si ardemment.
La solitude te perce les tympans et tu ne peux rien y faire, tu ne sais pas comment y faire, il te faut être fort mais parfois tu lâches tout et tu as envie de tout lâcher comme une putain de lampe que tu veux balancer par la fenêtre fermée, pour que quelqu’un vienne constater les dégâts que la lumière a causés.