Minuit treize. On pourrait retrouver le goût des choses simples, tu crois? S’élever jusqu’à des hauteurs inconnues, plonger dans des gouffres sans fin. Tout sauf rester par terre à se poser des questions sur le trottoir d’en face.
Enfiler un beau costume, le matin, être rasé et prêt pour son café. Workout au lieu de glander. Regarder son aimante dans la glace se débarbouiller, et la laisser s’amuser avec son jean troué. Lui rendre un regard et partir s’évader, bien au-delà des eaux, au creux du flot enfantin enfin retrouvé.
Il y a que parfois, les choses ne tournent pas rond. Le CD est rayé, et la mélodie parfaite qui s’en dégageait est brisée. Plus rien ne va, et il me faut compenser. Chercher sans cesse le moyen de. La réponse à comment avancer. Où. Jamais. Comment résoudre des questions sans queue ni tête facilement? Comment savoir quand apprendre devient labeur?
Le goût. Les couleurs. L’art. Une marche de loupée, et t’es dans un autre panier. Arrêter d’écrire ou de parler je ne peux pas m’en empêcher. Qu’y a-t-il, là-bas, au loin, au rez-de-chaussée? Pourrait-on un seul instant s’y immiscer, se faufiler? Et puis quand la pluie serait tombée, on irait cueillir des panneaux ; on les découperait en mille morceaux pour en faire des colliers de lettres, des affiches, ou tout simplement une montagne. Une montagne de lettres, empilées, sans ordre ni sens, que l’on gravirait. Et enfin, arrivés au sommet, on n’aurait plus qu’à se laisser glisser…
